dimanche 27 janvier 2008

Bonne fête Mathilde!





























Bonjour à tous!

Notre grande a aujourd’hui célébré ses 10 ans. Ouf! Ça ne nous rajeunit pas. Pour l’occasion nous avons pris la route de Ouagadougou. Samedi matin, toute la famille a pris place dans le car de Léo en direction de la capitale. Trois heures plus tard et une dizaine d’arrêts effectués nous arrivions enfin à bon port. À notre arrivée à la gare nous avons rencontré un collègue de Léo en mission à Ouaga. Il venait tout juste de passer au bureau du CECI et de l’EUMC où on lui avait remis deux colis du Québec pour Mathilde. Elle était folle de joie. Sa tante Pascale qui lui envoyait le DVD des têtes à claques et sa grand-maman Monique ses meilleurs vœux. Malheureusement, le colis de grand-maman Renée semble avoir sombré dans les eaux de l’Océan Atlantique. Ce n’est pas grave. Juste à imaginer tout le maquillage qu’elle aurait pu recevoir elle était aux anges. Avec en poche 15 000 francs, le cadeau de son oncle Benoit, nous avons du nous rendre immédiatement dans un magasin de jouets. Avec la contribution de ses parents, Mathilde s’est procurée une cassette de Nintendo DS. Elle était comblée. Alors quoi faire de plus. Manger… Resto libanais au rendez-vous. Ensuite nous avons visité le parc naturel de Ouaga. Nous y avons vue des hyènes, des grues, des tortues géantes, des chacals, etc. J’avoue que les enfants ont particulièrement aimés la cage des singes et des babouins. Il y avait dans une cage une maman singe qui allaitait son bébé et dans l’autre le papa qui était victime des assauts sexuels d’un grand babouin. Une petite leçon sur la sexualité animale s’est donc imposée. Le soir, resto indien.

Ce matin, le jour j, après un bon petit déjeuner dans un chouette hôtel avec une piscine (Les Palmiers) nous nous sommes rendus au Faso Parc (la version africaine de Beauce Carvaval). Mais, Mathilde ne se sentait pas (expression africaine pour dire qu’elle se sentait mal). À la grande tristesse de tous nous sommes rentrés à l’hôtel et avons rapidement pris la route de Léo. J’étais inquiète car j’avais peur qu’elle est la diarrhée en route mais elle a seulement vomie. Une chance. La route a été longue. Le car avait des ennuis mécaniques. À chacun de ses trop nombreux arrêts, des gens devaient venir pousser le car afin que nous puissions redémarrer. Et oui, c’est aussi ça l’Afrique. À notre arrivée, nous avons bien rigolé en visionnement en famille le CD des Têtes à claques.

À l’heure où je vous écrits tout le monde est couché et nous nous préparons pour démarrer la semaine.

Je joins aux photos de la fin de semaine une photo de moi avec la coupe de cheveux de la semaine. Pour ceux et celles qui auraient un doute, il ne s’agit pas de mes vrais cheveux. Ici pas besoin d’être patiente.

Je vous souhaite une bonne semaine.

Marie-Claude

dimanche 20 janvier 2008

















Bonjour!

La vie se poursuit sous le soleil d’Afrique. Après quelques nuits fraîches, voilà que le temps chaud revient petit à petit. À présent, nous tentons de nous préparer psychologiquement pour affronter la chaleur torride des mois des mars, avril et mai.

Notre adaptation ici se poursuit peu à peu. En voici quelques signes;

Côté acquisition
Nous avons un cellulaire, un incontournable dans ce pays. Nous avons tous dans nos commodes quelques vêtements africains. Les filles et moi nous sommes fait tresser les cheveux. Et le must, nous avons maintenant une mobylette. Afin d’explorer un peu plus Léo, mais aussi pour faire plaisir à ma tendre moitié, nous avons fait réparer une vieille mobylette appartenant à l’association pour laquelle nous travaillons. Cette dernière, en panne depuis quelques années, fait maintenant la joie de tous les membres de la famille, moi y compris.

Côté langage
Les enfants et nous-mêmes, utilisons de plus en plus de termes d’ici. Voici un petit lexique de nos nouvelles expressions.

C’est gâté = C’est endommagé ou brisé
Cette expression est certainement la plus utilisée ici. La plupart des objets que nous pouvons nous procurer ici ont une durée de vie limitée. Depuis que nous avons vélos, jouets, piles, ventilateurs, télévisions, etc. tous se sont gâtés et ont du être réparés, échangés ou encore carrément jetés.

Quitte là-bas! = Va-t’en!
Les enfants ont un plaisir fou à lancer au visage de l’autre cette expression.

Le goudron = La rue principale pavée
Ici, une adresse civique ça n’existe pas. Alors pour indiquer le chemin on doit être très précis. Et ça commence souvent par : Lorsque tu es sur le goudron… Tu te rends sur le goudron… Passez le goudron…

Bonjour! Ça va? Et la santé? Et la famille? Et le travail? = Bonjour!
Lorsque tu roules en vélo sans t’arrêter, il arrive souvent que les salutations soient rompues vu la distance entre les deux interlocuteurs qui augmentent. Et à peine on a terminé, on doit recommencer avec le passant suivant.

Côté boulot
On en apprends tous les jours. Et d’ailleurs, en voici un exemple. Vendredi dernier, l’association avec laquelle nous travaillons organisait une rencontre avec les principaux acteurs de la ville dans la prise en charge des orphelins et enfants vulnérables. La rencontre devait débuter à 8h30. Tel que prévu, à 8h j’étais sur les lieux de la rencontre afin d’aménager la salle, accueillir les invités, etc. Cependant j’étais la seule. Nicolas fut le second. À 8h20 un homme a fait son entrée. Il s’agissait du protocole du Haut-Commissaire. Avant l’arrivée de ce dernier, le protocole devait s’assurer que tout soit impeccable (l’aménagement de la salle, l’aération, les documents à remettre aux participants, la pause santé, le repas, etc.). Une fois ses vérifications effectuées le monsieur en question nous a quitté en nous demandant de le téléphoner au moment où tous les invités seraient en place. Alors, le Haut-commissaire, ses deux gardes et le protocole feraient leur entrée devant les invités debout pour les saluer. À 8h45 personne n’était là. Finalement la rencontre a débutée à 10h00. Sans que personne ne semble en être incommodé. Le Haut-commissaire a alors fait son entrée tel que prévu. Tout se déroulait bien jusqu’au moment où la personne chargée des rafraîchissement, des tasses, des verres, des assiettes, etc. est arrivée avec seulement du thé et 6 bols sales. Alors là le protocole a failli s’étouffer. Il fallait du café parce que le Haut-commissaire avait déjà bu thé le matin. Petite précision, le Haut-commissaire ne mange que dans des assiettes en porcelaine. il doit être servi avant tout le monde et il mange à l’écart. L’idée de boire du thé dans des bols salles et de manger dans des assiettes en plastique ne semblait pas aller au protocole. Après un course folle dans les rues de Léo, on a finalement trouvé tout le nécessaire pour éviter au protocole une attaque et au Réseau des jeunes la honte à tout jamais. À la fin de la rencontre Nicolas a pris un moment afin de saluer le protocole et lui dire comment il était fier de l’avoir rencontré et qu’il se souviendrait de lui très longtemps.

Alors, comme vous pouvez le constater bien des choses sont différentes ici, mais une choses est semblable. Demain matin, lundi, boulot, garderie et école reprennent.

La santé c’est toujours pas évident. Anna, Lou et Mathilde ont tous fait de la fièvre ces derniers jours. On parle de fièvre typhoïde et de parasites. Mais rien de certain. On attends de voir l’évolution des choses.

À bientôt!


Marie-Claude